Les vigiles du net

avril 16, 2008 by libidinus

Par Taïké Eilée Agoravox - il y a 1 heure 45 minutes

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Les médias se sont souvent dévoyés dans leur traitement du 11-Septembre : d’abord, en adoptant une hiérarchie de l’information aberrante ; ensuite, en réduisant tous les insatisfaits de la version officielle à une bande d’aliénés. Savoir hiérarchiser l’information et ne jamais pratiquer l’amalgame et le simplisme constituent pourtant deux qualités obligées du journaliste. Ce qu’on peut qualifier de “naufrage médiatique” trouve néanmoins son point d’accomplissement dans un paradoxe : en effet, si les médias soutiennent globalement l’histoire officielle, ce sont pourtant leurs propres journalistes qui ont, ici ou là, contribué à en dynamiter des pans entiers. Internet, avec ses ressources inédites, permet de s’en rendre compte et de mesurer l’ampleur du désastre. Et peut-être aussi d’y remédier. Certains s’y emploient, comme le chercheur indépendant Paul Thompson. Cet article est la suite de 11-Septembre : un naufrage médiatique, paru le 8 avril 2008 sur AgoraVox.

Internet et la bataille de la mémoire

Les médias de masse n’ont pas vraiment, c’est le moins qu’on puisse dire, poussé les gens à remettre en cause la “vérité établie” au sujet du 11-Septembre. Pourtant, près de la moitié des Américains voulaient en 2006 une nouvelle enquête sur les attentats (que 81 % d’entre eux considèrent d’ailleurs comme l’événement le plus important de leur vie). D’où une telle insatisfaction a-t-elle bien pu naître ? Peut-être de la fréquentation de ces lieux sur le Net, où de simples individus bénévoles récoltent patiemment et laborieusement toutes les informations - parfois surprenantes - qu’ils trouvent sur le 11-Septembre. Des informations sorties, bien souvent, tout droit des médias traditionnels, et même de médias de grand renom… mais qui ont réussi à passer plus ou moins inaperçues, perdues dans le flot d’informations (pas toujours essentielles) qui nous submergent chaque jour. Une info en chassant une autre, et le rythme de l’information s’accélérant sans cesse, le triomphe de l’oubli semblerait assuré…

Il serait assuré sans Internet et sa mémoire phénoménale, ses archives, ses liens par centaines, par milliers, qui permettent de retrouver et de relier entre elles des informations qu’on aurait sinon à jamais perdues… avant peut-être qu’un rat de bibliothèque, un historien, ne fasse le travail quelques années ou décennies plus tard. Internet permet de ne pas attendre cinquante ou cent ans pour réviser une histoire qui, d’évidence, nous ment (au moins dans certaines lignes). S’il ne suffit pas pour découvrir toute la vérité, le Net est une arme suffisante pour débusquer nombre de mensonges. D’autant que, si l’on en croit l’ancien analyste de la CIA Raymond McGovern, près de 80 % des informations - même sensibles - sont disponibles dans le domaine public (9/11 Press for Truth, 30e minute).

Si notre temps numérique paraît ainsi celui de la mémoire courte, de la mémoire en péril, de l’oubli instantané, il est aussi celui de la mémoire retrouvée, aussi rapidement qu’elle a été perdue. Le vagabondage, le papillonnage, l’errance hypertexte et hypermédia, auxquels prête naturellement le web, sont en effet à double facette : ils peuvent constituer tout aussi bien une ruine pour la mémoire qu’une chance unique pour sa survie et son intégrité ; aussi bien une aubaine pour les falsificateurs de l’histoire, que l’assurance de leur échec. La vigilance active des internautes connectés en réseaux est ce qui peut faire la différence ; l’activité de veille sur Internet, d’archivage et d’échanges est essentielle, que de simples individus ont d’ailleurs mis en œuvre dans le cas du 11-Septembre depuis que le doute a commencé à les tenailler.

Extraire les pépites de la boue : en quête des informations dissimulées

Paul Thompson est l’un de ces veilleurs ; il est peut-être le plus emblématique. Avec lui, la mémoire du 11-Septembre est sauve. Depuis mi-2002, ce chercheur indépendant alimente la base documentaire Complete 9/11 Timeline. Chronologie détaillée époustouflante du 11-Septembre et de son contexte, qui recense, thème par thème (et ils sont nombreux), la quasi totalité des informations parues dans les médias sur le sujet. Plus de 7000 articles y étaient déjà compilés en 2006, lors de la sortie du documentaire 9/11 Press for Truth, qui en est adapté. Voici ce que Paul Thompson y déclare (31e minute) et qui éclaire bien l’intérêt de son travail : “Quand j’ai commencé mes recherches, j’ai remarqué cet étrange phénomène : il y a beaucoup d’informations explosives qui sont sorties dans la presse, mais elles ont été étouffées. [...] On peut trouver une partie d’une information importante dans la presse et une autre partie dans un journal télévisé. Si vous assemblez toutes ces parties diffuses, vous obtenez un récit très différent du 11-Septembre.” Et il poursuit (36e minute) : “On pouvait trouver un article à la Une, et un autre en milieu de journal. J’ai remarqué plusieurs fois que l’article du milieu était plus important que celui de la première page.” Ce travail de patience s’apparente à la reconstitution d’un puzzle. Un puzzle dont il a fallu, au préalable, aller chercher minutieusement les pièces, une par une, les doigts dans la terre, et la loupe à la main, quêtant la plus petite des pépites. Avec d’autant plus de soin que les pièces les plus importantes s’avèrent souvent être aussi les moins visibles.

Voici un exemple d’information de toute première importance, quasi imperceptible, lancée en passant, comme si de rien n’était, dans un long et dense article du Figaro du 20 juillet 2007 intitulé “Pakistan : la Mosquée rouge, centre névralgique d’al-Qaida” (un peu comme un diamant qu’on jetterait dans une mare boueuse, rendant son éclat indétectable… ou presque). Au beau milieu de votre lecture, vous tombez sur ça : “En mai dernier, en pleine crise avec les dirigeants de la mosquée, le président Musharraf avait accepté de libérer un ex-responsable de l’ISI, Khalid Khawaja emprisonné depuis plusieurs semaines. Il était accusé d’avoir introduit dans les bâtiments de la mosquée des responsables d’al-Qaida et des armes ! Ce membre de l’ISI est celui qui servait d’instructeur pour les explosifs dans les camps d’al-Qaida, notamment à Shakar Dara. C’est lui qui avait manipulé Richard Reid, cet Anglais qui avait essayé de faire exploser l’avion du vol Paris-Miami [d'American Airlines] le 22 décembre 2001 à l’aide d’explosifs cachés dans ses chaussures.” Combien de lecteurs auront été suffisamment estomaqués ici pour stopper net leur lecture et se demander pourquoi ces révélations ne font pas la Une de tous les journaux de la planète ? Car que nous dit-on ? Que les services secrets militaires du Pakistan - l’ISI - ont commandité un attentat-suicide dans un avion américain trois mois après le 11-Septembre ! Qu’un membre de la coalition antiterroriste - formée par les Etats-Unis au lendemain du 11-Septembre - a projeté de dégommer un avion américain ! Rien que ça ! N’est-ce pas absolument énorme comme information ? Les auteurs de ce papier ne mériteraient-ils pas davantage d’écoute que Marion Cotillard ? Si leur information est sûre, quel scoop ! quel tremblement de terre !

L’article est signé, précisons-le, par Roland Jacquard et Atmane Tazaghart. Le premier est “Président de l’Observatoire international du terrorisme, expert auprès des Nations-unies et du conseil de l’Europe, président du Conseil stratégique de la Lettre Sentinel. Il a publié différents ouvrages de référence sur le terrorisme islamiste : Au nom d’Oussama Ben Laden (Picollec, 2001), Les Archives secrètes d’Al-Qaïda (Picollec, 2002)”. Le second est un “fin connaisseur de la nébuleuse islamiste qu’il suit quotidiennement pour le compte de la revue panarabe Al-Majalla” ; il est “spécialiste de Ben Laden et d’Al-Qaïda”, et collabore avec France24. Pas assez glamour pour Marianne2  ?

Cette information sur l’implication des services pakistanais dans l’attentat manqué de Richard Reid est évidemment à mettre en perspective avec toutes les autres informations qui traitent du lien entre l’ISI et le 11-Septembre, et que j’avais commencées à mettre en lumière dans un autre article publié sur AgoraVox le 11 septembre 2007. Pour ceux que l’anglais n’effraie pas, Paul Thompson a consacré une conférence à ce sujet : à écouter ici.

L’aiguillon du journaliste

Avant d’énumérer d’autres informations tout aussi explosives, précisons un point important, touchant à la démarche et à l’ambition - limitée - que doit avoir le veilleur du web… s’il prend Pyrrhon comme guide.

Le sceptique [...] ne conteste pas que tel objet lui paraisse blanc, ou que le miel lui paraisse doux. Mais le miel est-il doux ? l’objet est-il blanc ? Voilà ce qu’il ne sait pas.” De même, nous ne savons pas, avec certitude, quelles sont les informations rapportées dans la presse qui sont vraies et celles qui ne le sont pas. La désinformation vient probablement se mêler à l’information, surtout dans une affaire comme celle du 11-Septembre, et ce n’est pas nous, petits citoyens sans moyens d’investigation autres que le Net, qui pouvons les démêler, et faire la part entre le vrai et le faux. L’ISI a-t-elle réellement commandité l’attentat de Richard Reid ? A-t-elle réellement financé Mohammed Atta et les pirates du 11-Septembre ? A-t-elle fait assassiner le commandant Massoud ? A-t-elle vraiment eu le projet de détruire le World Trade Center ? En bons sceptiques, nous devons dire que nous n’en savons rien. Nous constatons seulement que des journaux réputés, ou de grandes chaînes de télévision, ont livré - assez subrepticement - ces informations (voir mon précédent article). Et ces informations contredisent assurément la version officielle.

Nous constatons que ces informations sont de la plus grande importance, mais n’ont été que peu relayées. Une part infinitésimale de la population en a entendu parler. On peut alors se demander pourquoi. Deux possibilités s’offrent à nous : soit ces informations se sont avérées fausses, ou pas fiables du tout, et dans ce cas on s’attendrait à un correctif, à un démenti de la part des médias qui ont lancé ces “bombes” ; soit elles sont bel et bien confirmées, et alors on ne comprend pas pourquoi elles ne se diffusent pas partout, à tous les médias de la planète, pour accéder jusqu’à la Une du 20h. Au fond, ce que nous pouvons faire avec Internet, c’est mettre les médias face à leurs contradictions, c’est les aiguillonner, c’est leur demander de la cohérence, de la clarté, davantage de transparence.

Pour jouer ce rôle d’aiguillon, il faut, au préalable, avoir mené ce qu’on pourrait appeler une “enquête seconde”, dont le terrain est le web principalement, après l’enquête première menée par les journalistes, sur le “vrai terrain”. Cette enquête seconde consiste à prospecter le web, pour collecter et rassembler, thème par thème, les informations que les journalistes ont livrées de manière éparpillée, à la fois dans l’espace et dans le temps (un bout d’information dans un journal, un autre bout dans un autre, à six mois ou un an d’intervalle…). Les “journalistes citoyens” ne constitueraient-ils pas une aide précieuse pour des journalistes professionnels qui, par manque de temps ou pour d’autres raisons, ne font pas ce travail de synthèse pourtant essentiel ?

Aujourd’hui pourtant, un veilleur vigilant est snobé par les médias s’il fait ingénument remarquer que le Times of India, le Dawn, le Wall Street Journal, le Daily Excelsior, ou encore le London Times ont rapporté que, selon le FBI, le chef de l’ISI (en visite officielle à Washington le 11 septembre 2001) avait fait transférer 100 000 dollars au chef des pirates de l’air du 11-Septembre Mohammed Atta… et s’étonne que personne n’en parle… et demande pourquoi. Ces grands journaux ont-ils tous “dérapé” ? N’ont-ils fait que rapporter une rumeur ? Nous n’en savons rien ; même si des médias de premier plan se sont étonnés - entre 2004 et 2006 - que cette piste ne soit pas explorée : Asia Times, Guardian, Times of India, CBC News… Mais une chose est sûre : dans un monde où tout internaute peut accéder à la quasi totalité des sources d’information, les journalistes doivent changer de comportement ; ils doivent apprendre à rendre des comptes. Ils ne peuvent pas laisser sans réponse des lecteurs qui prennent la peine de les lire et ne comprennent pas la logique de ces lourds silences.

Précisons que cette implication pakistanaise n’est pas seulement évoquée dans quelques journaux que peu, manifestement, ont lus ; vous la retrouvez dans le best-seller de Bernard-Henri Lévy Qui a tué Daniel Pearl ?, que la plupart des (grands) journalistes ont lu, et dans le film Un Cœur invaincu avec Angelina Jolie, dont on a pu lire des critiques (très positives) un peu partout, sans qu’aucune, à ma connaissance, ne mette en exergue cette révélation.

La version officielle contredite par les médias

La question de la crédibilité de l’information se pose sur de nombreux autres sujets. En effet, la version officielle, jamais mise en doute globalement par les médias, est contredite sur de nombreux points, et pas des moindres, par des articles publiés dans les journaux les plus prestigieux du monde. Voici un échantillon très synthétique de ces informations, que peu de gens connaissent, et que nos journalistes médiatiques (mal informés ?) ignorent, ou traitent comme des hérésies.

Al-Qaïda seul responsable des attentats du 11-Septembre ?

Officiellement, l’organisation de Ben Laden a agi seule, sans soutien étatique. Même si l’on a supposé, du côté de la Maison Blanche, dès le 12 septembre 2001 (dixit Richard Clarke et George Tenet), une implication de Saddam Hussein…

Version officielle contredite par les médias :

L’Arabie Saoudite - via ses services secrets - a appuyé au moins deux des pirates de l’air : Nawaf Alhazmi et Khalid Almihdhar étaient, en effet, en contact à San Diego avec deux Saoudiens, Omar al-Bayoumi et Osama Bassnan, probables agents du renseignement saoudien ; c’est le New York Times qui l’affirme, relayant le contenu des 28 pages du rapport du Congrès sur les attentats du 11-Septembre que la Maison Blanche a réussi à censurer. Bob Graham, président du Comité du renseignement du Sénat, a lui-même affirmé - sur PBS et au Sénat - que des Etats souverains “amis” des Etats-Unis avaient supporté “au moins quelques-uns des terroristes” du 11-Septembre, parlant même sur PBS de “preuve très convaincante”, et se plaignant de la censure de George W. Bush. Ajoutée à l’implication du Pakistan, cette information suggère donc que deux pays alliés des Etats-Unis ont participé à l’organisation des attentats.

Le renseignement américain et la Maison Blanche ne savaient rien ?

Officiellement, ils n’ont reçu aucun avertissement avant le 11-Septembre d’une attaque terroriste à venir consistant à utiliser un avion de ligne détourné comme un missile.

Dès le 17 septembre 2001, le directeur du FBI Robert Mueller prétend qu’il n’a “eu connaissance d’aucun avertissement qui aurait indiqué ce type d’opération dans le pays”. Le 26 septembre, le président Bush affirme que les terroristes “ont frappé d’une manière qui était inimaginable”. Le 30 septembre, le Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, interrogé pour savoir s’il avait imaginé que le Pentagone puisse être attaqué à l’aide d’un avion commercial, répond, effarouché : “Oh mon Dieu, non. Ça n’aurait jamais traversé l’esprit de quiconque…” Le 17 octobre, le chef de l’état-major interarmées, le général Richard Myers, confesse : “Nous n’avions pas pensé à cela”. Le 16 mai 2002, la Conseillère à la Sécurité nationale Condoleezza Rice déclare, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche qui restera dans l’histoire : “Je ne pense pas que quiconque aurait pu prévoir que ces gens prendraient un avion et le projetteraient dans le World Trade Center, prendraient un autre avion et le projetteraient dans le Pentagone, essaieraient de se servir d’un avion comme d’un missile, d’un avion détourné comme d’un missile.” Le 22 mars 2004, elle écrit dans le Washington Post : “Malgré ce que certains ont suggéré, nous n’avons reçu aucun renseignement nous indiquant que des terroristes se préparaient à attaquer notre patrie en se servant d’avions comme de missiles…” Le 8 avril 2004, elle affirme sous serment, devant la Commission d’enquête : “Les rapports de menaces que nous avons reçus au printemps et à l’été 2001 ne spécifiaient ni date, ni lieu, ni type d’attaque. [...] Il n’y avait pas d’informations sur de nouvelles menaces, elles ne concernaient aucun attentat à venir à l’intérieur des Etats-Unis.” (9/11 Press for Truth, 41e minute).

Le 22 juillet 2004, le rapport de la Commission d’enquête offre sa version, exprimée pages 345 à 347 : la possibilité pour des terroristes d’utiliser un avion comme une arme avait été imaginée avant le 11-Septembre - ce qui va à l’encontre de la première version avancée par toute l’administration Bush - mais était jugée improbable, et aucune parade n’avait été suffisamment étudiée. Le rapport confirme qu’aucune alerte de ce type d’attaque n’a été reçue par les agences de renseignement.

Version officielle contredite par les médias :

Le renseignement américain avait été averti “depuis au moins 1994 et continuellement jusqu’à l’été 2001″ (Associated Press) que des terroristes envisageaient d’utiliser des avions comme armes. Il savait qu’Al-Qaïda avait le projet d’un attentat de grande ampleur sur le sol américain durant l’été ou l’automne 2001 (AFP), consistant à détourner des avions de ligne pour les crasher (CBS News) dans des bâtiments symboliques (Frankfurter Allgemeine Zeitung), notamment le Pentagone et des gratte-ciel à New York (WorldNetDaily), dont le World Trade Center (Newsweek). De nombreux services de renseignement étrangers avaient apporté ce genre d’avertissements aux Etats-Unis dans les mois précédant le 11-Septembre : britanniques (Sunday Times), italiens (Los Angeles Times), allemands (FAZ), jordaniens (Christian Science Monitor), russes et bien d’autres encore (Fox News)… En avril 2000, un terroriste repenti, Niaz Khan, s’était même rendu au FBI pour raconter qu’il avait été entraîné les semaines précédentes au Pakistan par des disciples de Ben Laden pour détourner un avion de ligne et le crasher dans un building aux Etats-Unis (MSNBC). Le 10 juillet 2001, le directeur de la CIA George Tenet avait averti Condoleezza Rice : “Il va y avoir une attaque terroriste importante dans les prochaines semaines ou les prochains mois” et elle sera “spectaculaire” (Washington Post). George W. Bush fut averti au plus tard par le PDB du 6 août 2001.

Un attentat-suicide sur le World Trade Center avait même été simulé par le NORAD dès 1999 ! Un autre sur le Pentagone devait l’être en avril 2001, avant d’être finalement abandonné car jugé “trop irréaliste” par l’état-major des armées (Boston Globe). USA Today du 18 avril 2004 fit justement remarquer : “Dans les deux ans précédant les attaques du 11-Septembre, le NORAD conduisit des exercices simulant ce qui, selon la Maison Blanche, était inimaginable à l’époque…”

L’ancien directeur-adjoint de la CIA John Gannon apporta lui-même ce saisissant contre-pied à la version gouvernementale : “Si vous aviez demandé à n’importe qui si des terroristes pourraient utiliser un avion comme un missile, personne ne l’aurait exclu.” Mise au point salutaire réalisée dès le 17 mai 2002 par CBS News. Quant au Wall Street Journal, il fit remarquer le 19 septembre 2002 : “Les services de renseignement étaient au courant de nombreuses menaces indiquant que des terroristes pourraient utiliser des avions comme des armes contre les Etats-Unis, bien que le gouvernement ait clamé après le 11-Septembre que les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone étaient surgies de nulle part.” Un membre de la Commission d’enquête, le démocrate Bob Kerrey, interpella même assez vivement le président Bush le 8 novembre 2004 sur CNN : “Vous saviez qu’ils [les terroristes] étaient aux Etats-Unis. Vous aviez été averti par la CIA. Vous saviez en juillet qu’ils étaient à l’intérieur des Etats-Unis. Vous avez été de nouveau informé par un briefing au mois d’août qu’il s’agissait d’une terrible menace. Et qu’avez-vous fait ? Rien, comme on a pu le constater à la Commission.” Est-il besoin d’en rajouter ?

La sprinteuse Marion Jones a été condamnée à six mois de prison pour avoir menti aux enquêteurs fédéraux dans une affaire de dopage. Est-il question d’emprisonner George W. Bush au terme de son mandat, ainsi que son administration, pour avoir menti “au moins 935” fois entre 2001 et 2003 au sujet de la menace que représentait l’Irak ? et combien de fois au sujet du 11-Septembre ?

Des terroristes inconnus ?

Officiellement, le renseignement américain n’avait identifié que deux pirates de l’air avant le 11-Septembre : “Parmi les 19 pirates, seuls Khalid Almihdhar et Nawaf Alhazmi avaient été identifiés comme des menaces potentielles par la CIA [...]. Ni Mr. Alshehhi, ni Mr. Atta n’avait été identifié par les agences de renseignement américaines comme une menace potentielle, selon le rapport de la Commission” (New York Times).

Version officielle contredite par les médias :

Quatre futurs kamikazes - le leader Mohammed Atta et ses seconds : Marwan Alshehhi, Khalid Almihdhar et Nawaf Alhazmi - avaient été identifiés plus d’un an avant le 11-Septembre, par l’unité de renseignement militaire Able Danger, selon le New York Times. Plusieurs membres de cette unité top secrète ont témoigné de leur découverte, dont le lieutenant-colonel Anthony Shaffer, qui rapporta d’ailleurs à Fox News les pressions qu’un supérieur hiérarchique exerça sur lui pour qu’il n’enquête plus sur Atta.

Louis Freeh, directeur du FBI de 1993 à juin 2001, a écrit le 17 novembre 2005 dans le Wall Street Journal que le rapport de la Commission avait commis “une erreur embarrassante” en prétendant qu’Atta n’avait pas été identifié, ajoutant avec beaucoup de virulence : “La Commission a inexplicablement conclu que [l'identification d'Atta en 2000] n’était “pas historiquement importante”. Cette conclusion stupéfiante - ajoutée à l’échec pour lancer une enquête sur Able Danger et pour l’incorporer aux conclusions du rapport - soulève de sérieux doutes quant à la crédibilité de la Commission, et, si les faits sont avérés, pourrait juste rendre la Commission historiquement insignifiante elle-même.” Le 18 septembre 2006, le Ministère de la Défense rendit pourtant ce verdict étonnant : “Bien que nous ayons entendu quatre témoins qui prétendent avoir vu un graphique représentant Mohammed Atta et d’autres possibles terroristes ou “cellules” impliqués dans le 11-9, nous avons établi que leurs souvenirs n’étaient pas précis.”

La CIA, de son côté, était sur les traces de Marwan Alshehhi à Hambourg dès mars 1999, selon l’hebdomadaire allemand Stern et la première chaîne de télévision publique allemande ARD ; mais aussi de Mohammed Atta dès janvier 2000, selon Focus, le Berliner Zeitung, et l’Observer ; ce dernier journal afficha son étonnement : “La révélation qu’Atta était suivi par la police longtemps avant le 11-Septembre soulève la question de savoir pourquoi les attaques n’ont pas pu être empêchées par l’arrestation des terroristes”. La CIA avait même fait interpeller Ziad Jarrah aux Emirats arabes unis, en janvier 2000 selon Stern, en janvier 2001 selon CNN et le Chicago Tribune. Notons que nous avons là trois des quatre pilotes du 11-Septembre : Atta était en effet aux commandes du vol 11 crashé sur la Tour Nord du WTC, Alshehhi aux commandes du vol 175 crashé sur la Tour Sud, Jarrah aux commandes du vol 93 crashé en Pennsylvanie. Ces identifications, ajoutées à celles de Khalid Almihdhar et Nawaf Alhazmi à Kuala Lumpur en janvier 2000, portent au nombre de cinq les terroristes repérés par le renseignement américain avant le 11-Septembre (notons que si l’on ajoute à ces cinq noms celui d’Hani Hanjour, pilote présumé du vol 77, crashé sur le Pentagone, nous tenons les six “leaders” des kamikazes ; les treize autres avaient un rôle plus secondaire dans l’opération).

Si cela ne suffisait pas… Le 23 août 2001, le Mossad livra à la CIA une liste comportant 19 noms de terroristes vivant aux Etats-Unis, et qui semblaient se préparer pour une attaque imminente. Coïncidence ou non, 19 est le nombre des pirates de l’air du 11-Septembre. Les 19 noms ont-ils été livrés ? Seuls quatre d’entre eux ont été donnés dans la presse : il s’agit de Nawaf Alhazmi, Khalid Almihdhar, Marwan Alshehhi et Mohammed Atta. De quelles sources d’information alternatives a bien pu sortir cette improbable révélation ? Der Spiegel, Die Zeit, BBC.

Une information d’autant plus intéressante que l’on sait que cinq Israéliens ont été arrêtés à New York le matin du 11-Septembre pour leur comportement suspect face aux Tours. Selon l’hebdomadaire juif Forward, “une enquête du contre-espionnage du FBI conclut qu’au moins deux d’entre eux étaient en réalité des agents du Mossad”. Selon ABC News, l’un de ces agents déclara : “Notre but était de documenter l’événement”. Le Monde nous avait aussi appris l’existence d’un vaste réseau d’espions israéliens - environ 120 - infiltrés aux Etats-Unis, se faisant passer notamment pour des étudiants en art, et dont certains semblaient suivre les terroristes du 11-Septembre ou, du moins, fréquentaient les mêmes lieux. Salon rapporta que les espions avaient vécu à proximité d’au moins dix des dix-neuf pirates de l’air.

Au lieu de s’exciter sur de fumeuses rumeurs antisémites, voici des informations a priori solides sur lesquelles des journalistes d’investigation auraient été bien inspirés de travailler.

En guerre à cause du 11-Septembre ?

Officiellement, les Etats-Unis sont en guerre en Afghanistan et en Irak à cause des attaques du 11-Septembre. Au sujet de l’Irak, George W. Bush lança le 18 juin 2005 : “Nous sommes partis en guerre parce que nous avons été attaqués…”

Version officielle contredite par les médias :

En mars 2005, la BBC révèle que la planification de la guerre en Irak a eu lieu dès les premières semaines du mandat de George W. Bush, soit en janvier 2001, pour des motifs principalement pétroliers. Eric Laurent, dans La Face cachée du pétrole, dira la même chose en 2006 : “L’administration Bush [...] a, dès son arrivée au pouvoir, en janvier 2001, planifié l’invasion de l’Irak. Une commission secrète sur l’énergie, créée par le vice-président Cheney en a arrêté tous les détails et le 11 septembre a servi de prétexte à l’intervention militaire. Des documents de travail que cette commission a été contrainte de rendre public, montrent une carte de l’Irak où, en mars 2001, huit zones d’exploitations ont été tracées, juste à côté de la frontière saoudienne.”

Parmi les politiques ayant donné leur avis sur la question, n’en citons qu’un, l’ancien président des Etats-Unis Jimmy Carter : “Je ne crois pas que nous ayons actuellement en tête de leur remettre [aux Irakiens] la responsabilité de l’approvisionnement en pétrole et de les laisser décider qui gère le pétrole [...]. Ce que je crois, c’est qu’il y a des gens à Washington actuellement, certains de nos dirigeants les plus haut placés, qui n’ont aucunement l’intention de retirer les forces militaires d’Irak et ils se projettent 10, 20, 50 ans dans l’avenir avec cette forte présence militaire. [...] La raison pour laquelle nous sommes allés en Irak était d’établir une base militaire permanente dans la région du Golfe et je n’ai jamais entendu un seul de nos dirigeants dire qu’il s’engageait auprès du peuple irakien sur le fait que dans dix ans il n’y aurait pas de base militaire états-unienne en Irak” (CNN, 1er février 2006). Une analyse qui fait écho à la préconisation du PNAC en septembre 2000 : “Les Etats-Unis ont cherché depuis des décennies à jouer un rôle plus permanent dans la sécurité régionale du Golfe. Alors que le conflit irrésolu avec l’Irak fournit la justification immédiate, le besoin d’une forte présence des forces américaines dans le Golfe dépasse le problème du régime de Saddam Hussein” (Reconstruire les défenses de l’Amérique, page 14).

Concernant la guerre en Afghanistan, l’ancien secrétaire aux Affaires étrangères du Pakistan Niaz Naik a rapporté la tenue d’une réunion secrète, à la mi-juillet 2001 à Berlin, durant laquelle de hauts fonctionnaires américains lui firent part de plans pour mener des actions militaires contre le régime de Kaboul, et pour le renverser, s’il refusait leur plan de construction d’un pipeline sur leur sol ; l’un des Américains, Tom Simons (ancien ambassadeur des Etats-Unis au Pakistan), dit que les Taliban auraient à choisir entre un “tapis de bombes” - l’invasion - et un “tapis d’or” - le pipeline. L’opération

Madame de Fontenay demandait à des miss de poser nues!

avril 6, 2008 by libidinus

Rebondissement dans l’affaire des photos de Valérie Bègue, la Miss France critiquée par madame de Fontenay pour la publication de photos coquines. La nudité n’aurait pas toujours été un problème pour la dame au chapeau, à en croire Miss France 1961, Luce Auger de son petit nom, citée entre autres par Voici et Entrevue. Elle balance sur Geneviève de Fontenay et son mari: à une certaine époque, le couple faisait poser les candidates seins nus, sous prétexte de leur constituer un book à l’attention d’artistes, comme des photographes et des peintres, selon elle.

Dans une lettre à l’Association internationale des concours de beauté pour les pays francophones (AICBPF) exploitée par la presse people, Luce Auger explique que le couple de Fontenay demandait à certaines candidates au titre de poser d’abord habillée avec l’écharpe officielle, pour que les photos soient prêtes quelle que soit la gagnante, puis les invitait à enchaîner avec des photos seins nus, en vue de leur assembler un press-book. Si ce n’est pas son cas, madame Auger indique que bon nombre de prétendantes auraient accepté de faire ces photos.

“Elle (Geneviève de Fontenay) est aussi malhonnête que l’était son mari!”, conclut Luce Auger. “Qu’elle fiche la paix à Valérie Bègue, qui n’a rien fait de mal en posant un peu dénudée. Cette gamine est mignonne, gentille et méritait parfaitement de gagner”, ajoute-t-elle, prenant la défense de la lauréate décriée. (7sur7)

Monsieur le marchand d’armes

mars 31, 2008 by libidinus

Son histoire est un roman. Douze ans après son arrestation, Jacques Monsieur, trafiquant d’armes belge, va enfin répondre des délits dont il est soupçonné devant le tribunal correctionnel de Bourges. Entre temps, il a passé dix-huit mois en résidence surveillée à Téhéran, avant d’être condamné une première fois à Bruxelles, déjà pour des activité de “commerce illicite d’armes”. L’Iran, l’Afrique, la Bosnie… un tour du monde des entourloupes d’Etat qui pourrait ce lundi être jugé à huis clos.

Marchand d’armes ou dresseur de chevaux?

A Lignières, au pays de l’âne berrichon, Jacques Monsieur était connu comme un gentleman. La cinquantaine athlétique, passionné de chevaux de dressage lusitanien, il possédait un beau haras -les Amourettes- entièrement rénové par ses soins. Boxes, manège couvert et jolie BMW pour épater la galerie. Souvent parti en Suisse ou au Luxembourg, l’homme menait grand train comme un notable, mais discrètement.

Lorsque les gendarmes belges, accompagnés de leurs collègues français, ont sonné à sa porte en 1996, ils ont découvert sa face cachée, dans un bureau où la femme de ménage avait ordre de ne surtout jamais rien jeter. Et pour cause: entre les catalogues d’artillerie, les faux certificats de destination finale (end-user) et les fax de commandes… les enquêteurs découvrent la panoplie complète du vendeur d’armes.

La longue traque d’un juge d’instruction…

Commence alors pour Gérard Canolle, juge d’instruction à Bourges, une longue traque pour comprendre les ressorts de cette affaire. Sur le papier, Jacques Monsieur a tous les traits du trafiquant d’armes. Héritier d’une riche famille bruxelloise, il a effectué son service militaire dans la logistique des Chasseurs, une “unité de renseignement” précise-t-il lorsque nous le rencontrons à Bruxelles fin 2004.

Recruté par le SGR, les services secrets militaires belges, il aurait aussi travaillé en sous-traitance pour le compte de la CIA. Ses très bons contacts en Iran lui offrent la possibilité de ravitailler le régime des Mollahs, dont l’ensemble des moyens militaires (avions, artilleries, véhicules) sont d’origine américaine. En clair, pour soutenir Téhéran sans en avoir l’air, Washington est obligé d’entretenir un réseau d’intermédiaires aussi occulte qu’efficace. Voilà pour les années 1980.

La Bosnie, le Congo-Brazaville et soudain… la chute à Téhéran

Repéré par la police belge dès 1987, il s’installe en France en 1993 pour ne rien changer à ses habitudes. Jonglant avec les comptes en banque à Genève et au Luxembourg, souvent entre deux avions, il organise alors l’une des principales filières de ravitaillement en armes lourdes des forces bosniaques et croates. Pour cela, il obtient des Américains d’ouvrir la couverture radar servant au blocus réalisé par la Navy en mer Adriatique. Le genre d’opérations difficile à monter pour simple éleveur de chevaux du Cher!

Il remet le couvert en 1997, en pleine guerre congolaise, où le président Pascal Lissouba lui commande hélicoptères et armes lourdes, pour contrer les rebelles de Denis Sassou Nguesso. En arrière-plan, les hommes d’Elf (le tandem Jack Sigolet-André Tarallo) assurent le financement de l’opération. Ils interviendront notamment après la guerre, car le vainqueur ne veut pas payer l’addition du vaincu. Où l’on découvrira d’ailleurs que la compagnie pétrolière a fourni son aide, indirectement, aux deux camps, puisque le président du Gabon, Omar Bongo, a laissé passer des cargaisons d’armes pour Sassou.

Dans son équipe, comme le raconte Bakchich, Jacques Monsieur a su rassembler des talents divers: Patrice Bourges (fils de l’ancien ministre de la Défense), ingénieur conseil pour la technique, Yves-Michel Deloche, expert en aéronautique, Pierre Ferrario, armurier, ou encore Jean-Claude Uthurry-Borde, homme à tout faire pour régler problèmes financiers et douaniers.

“La DST a parfois recours à des marchands d’armes”

En levant le voile sur les activités de Jacques Monsieur, la justice française va avoir à trouver une réponse au classique moyen de défense des marchands d’armes. Travaillait-il pour son compte exclusivement? Pour celui de riches commanditaires privés? Ou encore en “feu orange” pour le compte d’Etats tout à fait respectables, dont la réputation ne peut être entachée par de sombres arrangements inavouables? Est-ce plausible? Voici ce qu’en pensait l’ancien patron de la DST, Yves Bonnet, interrogé en 2004:

“Possible, la DST a parfois recours à des marchands d’armes, car ce sont des gens qui ont des entrées à très haut niveau dans les Etats qu’ils fréquentent.”

L’homme n’en est pas à son premier tour de passe-passe. Il a toujours prétendu avoir l’aval de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Le contre-espionnage français aurait été au courant de ses activités –ce qui n’est pas étonnant-, mais les aurait aussi tolérées –ce qui est moins courant. La règle du métier étant de ne jamais se faire prendre la main dans le sac. A 54 ans, le “Renard” sera-t-il aussi convaincant qu’il le fut à Bruxelles lors d’un premier procès dont il était ressorti libre?

Septs femmes de la secte russe sortent de terre!

mars 30, 2008 by libidinus

Sept femmes, membres d’une secte russe qui sont restées terrées dans une grotte pendant plusieurs mois pour y attendre la fin du monde, ont fini par sortir de leur refuge et ont été prises en charge par des sauveteurs, ont annoncé vendredi des responsables russes.Plus d’une vingtaine d’autres membres de la secte qui sont encore à l’intérieur de la grotte pourraient en sortir samedi, selon un responsable du bureau du gouverneur de la région de Penza, à environ 650 kilomètres au sud-est de Moscou.

Quatre enfants, âgés de moins de deux ans, figurent parmi la vingtaine de personnes encore terrée dans la grotte, a-t-il ajouté.

Le vice-gouverneur de Penza, Oleg Melnichenko, a déclaré que le chef de la secte, le prophète auto-proclamé Pyotr Kuznetsov, a été extrait d’un hôpital psychiatrique local et amené aux abords de la grotte pour tenter de convaincre les femmes de sortir. Six Russes et une Biélorusse sont sorties de leur plein gré, munies de cartables dans lesquels elles avaient mis leurs effets personnels, a-t-il précisé.

“Elles ont refusé toute aide et ont tenu à parcourir à pied 1,5 kilomètre environ, jusqu’à une salle de prière”, a déclaré le vice-gouverneur. “Aucune d’entre elles n’a besoin d’être hospitalisée en urgence”, a-t-il ajouté.

Les autorités craignaient que la neige ne provoque l’effondrement de la grotte, mais il ne semblait pas y avoir de danger immédiat pour les personnes encore sous terre.

Les fidèles de cette secte ont creusé la grotte près du village de Nikolskoye. Trente-cinq personnes y sont entrées début novembre pour y attendre la fin du monde, qui, selon elles, doit intervenir en mai. Elles ont prévenu les autorités qu’elles feraient exploser des bombonnes de gaz si la police essayait de les déloger par la force.

A plusieurs reprises les autorités ont appelé à l’aide des responsables de l’Eglise orthodoxe pour tenter de convaincre les dernières récalcitrantes de sortir. La communication se fait à travers un petit conduit de cheminée dégagé dans le coteau enneigé.

Le gourou Kuznetsov a été inculpé de fondation d’organisation religieuse à caractère violent. Il est interné dans un hôpital psychiatrique depuis novembre dernier. AP

Le film d’animation franco-iranien Persépolis censuré

mars 26, 2008 by libidinus

Le film d’animation franco-iranien Persépolis, critiqué par les autorités iraniennes pour sa peinture de la Révolution islamique, n’a pas été autorisé à sortir sur les écrans libanais, a annoncé ce mercredi un responsable du ministère de l’Intérieur.

Le responsable, membre des services de la Sûreté générale dépendant du ministère, n’a pas précisé la raison de cette interdiction, mais une source gouvernementale, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a expliqué à l’Agence France Presse que le film avait déplu au chef de la Sûreté, un proche du Hezbollah. “Il est clair que le chef des services de sécurité, le général Wafiq Jizzini est proche du Hezbollah et ne veut pas autoriser ce genre de film qui, selon lui, donne une image de l’Iran plus mauvaise que sous le Chah”, a estimé cette source.

Le ministre de la Culture, Tarek Mitri, a déclaré qu’il n’y avait “aucune raison justifiant la censure du film” et qu’il a demandé au ministère de l’Intérieur de faire lever cette interdiction. La censure au Liban, qui relève de l’autorité de la Sûreté générale, “est en principe justifiée si le film incite aux dissensions confessionnelles, porte atteinte aux moeurs ou à l’autorité de l’Etat ou favorise la propagande israélienne”, a souligné M. Mitri. “Or, ces critères ne s’appliquent pas sur ce film d’animation, qui de plus ne porte atteinte ni à l’Iran ni à l’islam. Il présente juste un point de vue et ne doit pas être interdit”, a insisté le ministre, qui est favorable à une abolition de la censure.

“Cette décision est d’autant plus ridicule que l’on peut trouver au Liban, et notamment dans la banlieue sud (de Beyrouth, dominée par le Hezbollah chiite), des copies de ce film vendues à deux dollars!”, a déclaré de son côté Bassam Eid, le directeur de la production au Circuit Empire, la société qui devait distribuer le film. “J’ai acheté deux copies de la banlieue sud et du camp de réfugiés palestiniens de Sabra et de Chatila et remis l’une d’elle au ministre Tarek Mitri mercredi matin”, a-t-il affirmé. M. Mitri a confirmé avoir regardé le film grâce à cette copie.

Le film Persépolis, prix du jury ex-aequo au Festival de Cannes 2007 et nommé aux Oscars 2008, est tiré de la bande dessinée éponyme de la Franco-Iranienne Marjane Satrapi. Le film, qu’elle a co-réalisé avec Vincent Paronnaud, montre la répression sous le régime du Chah mais aussi le musellement social, les arrestations et exécutions qui suivirent la Révolution islamique menée par l’ayatollah Khomeiny. La nature rebelle de l’héroïne et ses ennuis avec les autorités la forcent à quitter temporairement son pays pour l’Autriche, puis à partir en France pour ne jamais rentrer en Iran.

Le film a été condamné par le gouvernement du président iranien Mahmoud Ahmadinejad comme “islamophobe” et “anti-iranien”, mais une version censurée a pourtant été diffusée dans le pays. (afp/belga/7sur7)

Une une dame de 80 ans a tué son mari de 88 ans à coups de canne

mars 23, 2008 by libidinus

Une dame de 80 ans a tué son mari de 88 ans à coups de canne dans la nuit de samedi à dimanche, dans leur maison d’Uccle, a annoncé dimanche la VRT. La femme a expliqué qu’elle ne supportait plus de voir l’état de santé de son mari se dégrader.

Selon les dires de cette femme, son mari gisait au sol depuis plusieurs heures sans avoir la force de se relever. Ne supportant plus de le voir dans ce état, la femme lui a asséné des dizaines de coups de canne avant d’aller se coucher. A son réveil, elle a retrouvé le corps de son mari baignant dans une mare de sang. L’octogénaire a été placée sous mandat d’arrêt. (belga)

Alain Bernard la force de frappe française….à l’assaut de la muraille de Chine

mars 22, 2008 by libidinus

Au lendemain de son exploit retentissant en demi-finale du 100 mètres, Alain Bernard a récidivé à Eindhoven en réalisant un nouveau temps astronomique lors de la finale des championnats d’Europe. L’Antibois a décroché la médaille d’or en battant une nouvelle fois le record du monde sur la distance reine, avec un temps canon de 47”50, soit dix centièmes de mieux que sa marque signée vendredi ! Le Français place donc la barre très haut avant les Jeux Olympiques de Pékin du mois d’août. Ses adversaires sont prévenus…

sport.fr

Microsoft contre GM:

mars 22, 2008 by libidinus

Suite à une déclaration de Bill Gates, mettant en parallèle, de manière plutôt indélicate, l’industrie de l’automobile avec celle de la micro et en tenant en substance ce propos :
” Si General Motors avait eu la même progression technologique que l’industrie informatique, nous conduirons aujourd’hui des autos coûtant 25 dollars et qui parcouraient 1.000 miles avec un galon d’essence”.

La réponse de General Motors ne s’est pas fait attendre.
En voici le contenu quasi exhaustif :

” Si General Motors avait développé sa technologie comme Microsoft, les voitures que nous conduirons aujourd’hui auraient les propriétés suivantes :
- Votre voiture aurait un accident sans raison compréhensible deux fois par jour ;
- Chaque fois que les lignes blanches seraient repeintes, il faudrait racheter une nouvelle voiture ;
- Occasionnellement, une auto quitterait l’autoroute sans raison connue. Il faudrait simplement l’accepter, redémarrer l’auto et reprendre la route ;
- Parfois, lors de manœuvres particulières, comme par exemple, prendre une courbe à gauche, l’auto ferait un simple tout droit, puis refuserait de repartir. Pour cela, il faudrait procéder à un échange standard du moteur ;
- Les autos ne seraient livrées qu’avec un seul siège, car il faudrait choisir entre “Car 95″ et “Car NT”. Chaque siège supplémentaire devrait être commandé à l’unité ;
- Macintosh développerait des voitures fonctionnant à l’énergie solaire, fiables, cinq fois plus rapides et deux fois plus légères. Mais elles ne pourraient emprunter que 5 % des routes ;
- L’airbag demanderait : “êtes-vous sûr ?” avant de s’ouvrir ;
- Occasionnellement, la condamnation centralisée de la voiture se bloquerait. Vous ne pourriez la rouvrir qu’au moyen d’une astuce, comme par exemple : simultanément tirer la poignée de porte, tourner la clé dans la serrure et, d’une autre main, attraper l’antenne radio …
- À chaque fois que General Motors sortirait un nouveau modèle, chaque conducteur devrait réapprendre à conduire, car aucune des commandes ne fonctionnerait exactement comme dans les modèles précédents ;
- Enfin, il faudrait appuyer sur le bouton “démarrer” pour stopper le moteur.

Source France Soir

Congo: sanglante répression d’une “secte séparatiste”

mars 22, 2008 by libidinus

La République démocratique du Congo a interdit une secte religieuse séparatiste de l’ouest du pays, après une sanglante répression à l’égard du groupe.

Le Président Joseph Kabila, le gouvernement a retiré la reconnaissance de Bundu dia Kongo (BDK) comme une association à but non lucratif. Depuis fin février, des policiers ont frappé BDK bastions dans le Bas-Congo pour traquer ses militants, faisant plus de 20 morts, selon le gouvernement.

Mais des sources des Nations unies, le nombre de morts à environ 70, avec des centaines disparus.

Un groupe de religieuses et politiques avec sa propre milice, BDK (le Peuple du Congo) accuse le gouvernement central de la corruption et tente de mettre en place sa propre autorité, à l’ouest du pays . Ses militants sont censés posséder pouvoirs magiques pour se protéger de l’utilisation des armes à feu.

Tenant compte de leur comportement, qu’ils n’ont pas construit des écoles, qu’ils n’ont pas une activité sociale, il est temps d’abroger cette autorisation, «Godefroid Mayobo, une administration spéciale ministre, a déclaré à l’agence de presse Reuters.

Il a déclaré que l’immunité de poursuites de BDK leader Ne Muanda Nsemi, qui est un membre élu du Parlement, peut également être révoqué.

Selon un rapport  interne des Nations unies,paru la semaine dernière que près de 300 sont portés disparus BDK membres des forces de sécurité après la récente offensive dans la région autour du port fluvial de Matadi.

Pollution: Le CIO n’exclut pas le report de courses

mars 22, 2008 by libidinus


Une surveillance constante de la météo et de certains paramètres indiquant la pollution sera effectuée pendant les JO de Pekin

LAUSANNE Le Comité international olympique “étudie un plan B” au cas où la pollution et la météo imposeraient un report de certaines courses jugées à risque lors des Jeux de Pékin, a indiqué lundi le président de la commission médicale du CIO, Arne Ljungqvist.

“Le CIO est en contact avec les fédérations internationales (FI) concernées pour établir un plan B s’il y a besoin”, a indiqué le professeur Ljungqvist lors d’une conférence téléphonique, expliquant que les épreuves sensibles étaient celles qui impliquaient un effort continu de plus d’une heure: marathon, natation en eau libre, course cycliste sur route ou de VTT, triathlon, marche etc…

Le scientifique suédois a par ailleurs expliqué qu’une surveillance constante de la météo et de certains paramètres indiquant la pollution (dioxyde, monoxyde de carbone, ozone…) serait effectuée pendant les JO (8-24 août) et qu’une commission bipartite (CIO/FI) serait susceptible chaque matin de décider du report d’un événement.

“La chaleur, le taux d’humidité, et surtout la direction du vent seront plus des problèmes que la pollution”, a par ailleurs jugé M. Ljungqvist qui s’exprimait après avoir reçu les conclusions d’un panel de quatre experts indépendants mandatés par le CIO pour étudier les informations fournies par les organisateurs des Jeux (BOCOG). Des chiffres, relevés durant la période olympique en août 2007, et qu’il a trouvés “meilleurs que ce que (je) croyais”.

Asthme

“Nous avons déjà organisé les jeux Olympiques dans des endroits très pollués sans que cela pose un problème” a poursuivi M. Ljungqvist citant Athènes (2004) et Los Angeles (1984). “A Atlanta (1996) et Séville (championnats du monde d’athlétisme 1999), les conditions météo étaient également extrêmes”, a-t-il rappelé.
Interrogé sur les risques que pourraient courir les sportifs des disciplines les plus concernées par la qualité de l’air, le responsable du CIO a estimé que “l’air pollué comme la chaleur pouvaient affecter les fonctions respiratoires” et provoquer de l’asthme chez les sujets sensibles. A propos du port de masques préconisé à Pékin par certains scientifiques, M. Ljungqvist l’a qualifié de “mesure non nécessaire relevant d’une décision personnelle” .

Il a encore relativisé le problème, expliquant que le risque principal était que les épreuves sensibles “ne soient pas disputées à leur meilleur niveau”. “Mais battre des records du monde n’est pas le but premier des jeux Olympiques.”

Le report d’une épreuve olympique ne serait pas une première. Les courses de ski ont souvent été victimes des caprices de la météo. Et M. Ljungqvist a rappelé qu’à Barcelone (1992) un match de tennis avait dû être interrompu en raison d’une trop forte chaleur.

La semaine dernière, le double champion olympique (10.000 m) éthiopien Haile Gebreselassie avait fait savoir qu’il y avait très peu de chances qu’il participe au marathon des JO de Pékin, en raison de “l’humidité et la pollution”, et qu’il viserait plutôt le

10.000 m.